• Ceci est le protocole de travail mis en place par l'Inspection Académique du Finistère (29)

    Protocole de travail en vue de l'ouverture d'une classe bilingue

    Protocole de travail en vue de l'ouverture d'une classe bilingue


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  • Document réalisé par Jean-Dominique Robin, CPC bilingue de Bretagne. 

     


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  • Répartition des places au concours PE 2012 par Académie


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  • Bonjour à tous et à toutes,

     

    Je vous contacte afin de vous faire part d'évènements qui se déroulent en Guadeloupe, et qui - me semble-t-il - , concernent toutes les régions de la République dans lesquelles se vivent une culture et une langue « minorisées », tel que le disent, par exemple, les populations Ilnus du Québec.

    En cette rentrée 2011, le Rectorat de Guadeloupe a en effet décidé de supprimer le concours de Professeur des Ecoles bilingue, alors même que ce concours avaient été ouvert et que des étudiants s'y étaient inscrits. Ces étudiants n'avaient même pas le droit, à l'origine, de demander à ce que leurs dossiers soient transférés vers le concours « général », le Rectorat considérant leur dossier – je cite - « nul et non avenu ». Il a fallu un premier mouvement de protestation pour que ces étudiants reçoivent une convocation au concours général pour ne pas perdre définitivement une année de leur vie. Mais que fait-on de leur voeu professionnel initial et de leur désir d'enseigner le créole ?

    Les enseignants de l'IUFM se sont donc mobilisés pour que cette situation ne se reproduise pas l'an prochain et que des postes soient réellement ouverts au concours.

    Je vous dépose le courrier qui a été rédigé à l'attention des parents d'élèves, des enseignants et de tous les Guadeloupéens dans la rubrique "Actualité en Guadeloupe" situé à la droite de l'écran.

     

    Cette décision d'annulation du concours – prise à moins d'un mois des épreuves écrites – ressemble fort à un test politicien : si les Guadeloupéens, réputés pour être « militants » ne se mobilisent pas, je ne serais pas surprise de voir cette même décision se répandre aux autres régions de « France Métropolitaine ».

    Il fait d'ailleurs écho à l'essai d'annulation des CAPES régionaux (sauf en ce qui concerne le CAPES de Créole pour le coups !) observé en début d'année civile dernière. Seule la réaction des enseignants et professeurs d'Universités, d'hommes politiques et de la population avait permis de maintenir l'ouverture de ces CAPES.

     

    Contrairement à ce que nous demandent les textes officiels, nous n'accepterons pas cette maxime « La loi fût-elle injuste, il faut la respecter » que nous sommes sensés apprendre à nos petits élèves en cours « d'instruction civique et morale » !

     

    Pendant cette année scolaire où la « course aux présidentielles » est lancée sur des sujets plus que douteux entre des champions de médiocre qualité, il serait peut-être bon de faire entendre à l'unisson nos voix et TOUTES nos langues. Certes, elles sont différentes, mais nous désirons une même chose : qu'on nous reconnaisse le droit à la différence et à l'apprentissage de notre langue ET dans notre langue.

    Toutes les langues minorisées par la République et leurs peuples souhaitent pouvoir vivre tel qu'ils l'entendent, en parlant deux langues : la leur ET celle de la République. Unissons donc nos voix afin d'être entendus. Le sujet des langues minorisées n'est certainement pas le « plus urgent », mais il fait parti d'un tout !

     

    Si l'on veut faire fasse à cette politique du nombre, et à la « loi du marché » (après la « loi du plus fort » ou « du plus bête » !), il faut la combattre sur tous les fronts à la fois, et la défense des minorités et de la culture en fait partie.

    L'écologie, la lutte contre le capitalisme, la défense des acquis sociaux, la défense de toutes les minorités (que ce soit la langue, la culture, la couleur de peau, l'orientation sexuelle, le genre, ou toute autre critère permettant d'organiser des clivages au sein d'un même peuple et de le diviser !) ne sont qu'un seul et même combat.

     

    Mobilisons-nous aux côtés des Guadeloupéens afin de faire savoir que ces décisions ne passeront ni en Outre-Mer, ni sur le territoire Métropolitain.

    Faisons savoir que les minorisés sont enfin unis pour se battre, et ne veulent plus des concessions qu'on leur fait chacun dans leur coin afin, plus tard, de mieux les opposer !

     

    Merci de diffuser cette information et le texte rédigé en Guadeloupe à tous vos contacts militants. En espérant qu'ils parviennent aux quatre coins de la République !

     

    Je tenterais de vous informer des décisions prises en Guadeloupe : action, manifs', ou autre.

     

    Bien à vous



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