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Premier jet de propositions de lois

Lois cadre :

 

  • Le français est la langue de la République et tous ses citoyens doivent y avoir accès.

  • Les langues régionales et leurs cultures font parti du patrimoine de l'État français et celui-ci s'engage à les protéger.

     

 

Lois scolaires :

 

  • Toute école publique doit proposer aux parents d'élèves, lors de l'inscription de leur(s) enfant(s), les deux filières – c'est-à-dire les filières « classique » et bilingue.

  • Les parents doivent pouvoir effectuer leur choix en toute connaissance, ce qui signifie que les renseignements nécessaires doivent pouvoir leur être apportés par l'équipe pédagogique, la Mairie, ou un site dédié à leurs questions.

  • Si chaque école n'a pas un effectif suffisant (15 élèves) pour ouvrir une filière, un regroupement sera proposé sur le Communauté de Communes.

  • Les parents d'élèves seront invités à préciser leur choix : soit ils s'engagent au niveau de la commune, soit ils s'engagent au niveau du Communauté de Commune. S'ils s'engagent au niveau de la commune, leur(s) enfant(s) ne sera/ont pas compté(s) dans les effectifs réels en cas de déplacement de la filière dans une autre commune du Communauté de Commune.

  • Les Inspecteurs Académiques sont tenus d'ouvrir la filière si les conditions – à savoir un effectif de 15 élèves minimum – sont réunies.

  • Les ouvertures de classes par la suite auront lieu dès que le nombre d'élèves sera supérieur à 25, ce qui est valable également pour la filière « classique ».

  • Les écoles bilingues fonctionneront selon le principe de la parité horaire : 50% des apprentissages se feront donc en français, et 50% dans la langue régionale.

  • Les enseignants bilingues doivent être nommés sur des postes bilingues (sauf cas particuliers de professeurs bilingues demandant à être nommé sur un poste « classique » près de chez eux).

  • L'État s'engage à ouvrir les postes au concours en fonction des besoins liés à la demande des parents d'élèves.

  • Si le nombre de personnes à pourvoir ces postes n'est pas suffisant, les Régions pourront soutenir les candidats en créant des bourses leur permettant d'accéder à une formation intensive en langue régionale. Cette bourse existera également pour les professeurs en poste souhaitants se reconvertir vers la filière bilingue.

 

 

Lois administratives :

 

  • L'État autorise les lieux publics à se doter d'affichages bilingues français-langue régionale.

  • Les personnels bilingues de la fonction publique sont autorisés à parler leur langue régionale en présence de locuteurs bilingues dans le cadre de leur emploi.

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G
Ce que j'ai écris sur l'autonomie est ce qui suit : "L'autonomie, c'est le fait de nommer soi-même, l'autarcie, l'indépendance … la souveraineté. Si c'est cela, alors ça ne m'intéresse pas : remplacer des grands chefs par des petits chefs, ce n'est pas pour moi. Par contre si l'autonomie veut dire « le pouvoir au peuple », là je veux bien."<br /> Je ne crois donc pas avoir été si fermée que vous l'affirmez. <br /> Et, si ma position vous dérange, je ne vous empêche en rien de militer de votre côté. Nous n'avons pas la même façon de voir les choses et de concevoir le combat militant. Et bien menons chacun notre combat. Je ne rejoindrais pas le vôtre s'il est excluant. 
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P
J’ai parcouru le site FdG des arts de la culture (pourquoi « la Culture » et pas « les cultures » ?). La réflexion va dans le bon sens et le soutien aux langues minorisées y est appréciable (on y trouve un soutien à la ratification de la charte). Une question cependant. Quelle est l’influence réelle de ce groupe dans le FdG, constatant qu’on y retrouve toujours la même poignée de personnes (Blin, Verny, etc.) ? Vous parlez de nombreux militants. Permettez-moi d’en douter. Ce que je vois des militants PCF des Côtes d’Armor (je suis amené par ma compagne à avoir une certaine proximité avec ce parti), c’est que leur attitude oscille entre l’indifférence et l’hostilité. Voire l’opposition acharnée. Il y a eu, dans un passé récent, dans l’hebdomadaire local le Tregor, des passes d’armes monumentales entre militants PCF et défenseurs du breton, les premiers dénigrant la lutte des seconds, avec derrière le traditionnel argument « la seule chose importante est le social », un mépris à peine voilé pour la langue bretonne et les langues dites régionales en général. Au niveau national, les parlementaires FdG ne relèvent pas le niveau, c’est le moins que l’on puisse dire. Tout ceci m’amène à dire que vous sur-estimez très largement l’audience de ce sympathique FdG des arts et la culture, que ce soit au niveau, local, départemental, régional, et national. Nous pourrons juger dans quelques mois, voire quelques années, de la réalité de l’ouverture du PCF dont vous parlez.Concernant EELV, je pense qu’il ne doit pas être difficile de trouver leur positionnement sur la question des langues minorisées. Les déclarations d’Eva Joly sont elles révolutionnaires pour le cadre français. De plus, ils ont dans ce parti une réflexion sur la démocratie, sur le fonctionnement démocratique d’un pays (fédéralisé), qui surpasse de loin l’attachement idéologique au centralisme, partagé par presque tous les autres partis français, et dont les fers de lance sont le PCF et le PG. Je me répète, mais parler d’implication populaire ou de démocratie participative dans un système très centralisé et hiérarchisé, présente une contradiction majeure. L’idéologie jacobine vous interdit de la voir. Vous dites que Mélenchon n’est rien sans sa base. Pourtant, n’a-t-il pas créé le PG de toute pièce, sans base militante (ce que confirme l’absence dans mon département et dans beaucoup d’autres de sections du PG) ? Nouvelle contradiction. Vous parlez d’allers-retours entre la base et le sommet, mais que cela vaut-il du point de vue de la démocratie quand c’est toujours le sommet qui définit la marche à suivre, et la base qui décline localement ce que lui dicte l’appareil ? Et il n’est pas besoin de déjeuner avec Mélanchon et consorts pour savoir comment fonctionne une organisation très hiérarchisée. Un fonctionnement véritablement démocratique impliquerait pour chaque échelon (local, régional) une large autonomie de réflexion et de décision, la possibilité de se différencier et de contester la politique nationale, la possibilité pour la base de révoquer n’importe quel délégué et responsable. Avec vos Assemblées citoyennes, vous ne faites que semblant. J’ai failli m’étrangler en lisant que vous considérez l’autonomie, l’indépendance, l’autarcie et la souveraineté comme des synonymes. Cela témoigne d’un singulier manque de culture politique. Il est vrai qu’en France, la plupart des gens qui s’intéressent à la politique, en bons républicains dévoués et dévots, ignorent à peu près complètement, et ne cherchent pas à comprendre le concept d’autonomie. Dommage. Nos voisins font preuve de longue date de beaucoup plus d’audace et y ont largement gagné sur le plan de la démocratie (et pour rien au monde vous ne verrez les différentes minorités renoncer à leurs autonomies régionales)…Quant à l’Education nationale, ma critique (qui s’appuie sur d’autres dont vous avez les références sur mon blog) va bien au-delà des réformes de droite de ces dernières années. Elle pointe du doigt les dysfonctionnements struturels du système éducatif français, qui produit bon an mal an, et s’en accomode parfaitement, à peu près 25% d’échec scolaire, depuis des décennies, et se révèle être depuis l’apparition des comparaisons internationales comme un des plus inégalitaires de l’OCDE. C’est là-dessus que j’aimerais avoir votre point de vue. Sur le système éducatif français depuis 60 ans, et pas seulement sur la politique sarkozyste. Votre attachement à la République française me rappelle la parabole de l’esclave. N’ayant jamais connu autre chose que la privation de liberté, et n’ayant guère interrogé sa condition d’esclave. Un jour, on lui proposa son affranchissement. Cependant la liberté lui paraissait bien trop inquiétante en regard du cadre familier et rassurant qu’il avait connu jusque là. Il garda ses fers…Pour en revenir à l’enseignement de nos langues, j’émettrais quelques remarques. Vous vous prononcez en faveur de la parité horaire, au prétexte que les langues sont égales. Je souris doucement quant à la justification, avec toujours cette même obsession de l’égalité, alors que tout démontre qu’elle ne résoudrait en rien la situation inégalitaire actuelle. Je m’explique. Le cadre actuel est celui d’une large exclusion de nos langues de l’espace public, médiatique et éducatif. Or, à ce cadre complètement inégalitaire, vous proposez un traitement égalitaire des langues. Celui-ci ne peut être suffisant. En mathématique, on voit de suite la contradiction. Notre expérience de la défense du breton le confirme également, un traitement égal des langues dans un contexte très inégalitaire ne permet pas d’obtenir un quelconque bilinguisme équilibré. En témoignent les résultats pour le moins contrastés (pour ne pas dire autre chose) des élèves des filières bilingues actuelles en Bretagne (publiques et privées) dans la capacité à s’exprimer en langue bretonne. Je ne vois donc pas trop qu’est-ce que vous comptez préserver avec la parité horaire dans l’enseignement, alors que vous basez votre proposition là-dessus. Mais peut-être le but n’est-il juste que rassurer vos camarades du FdG ?Postuler l’égalité des langues, le droit pour chaque citoyen d’apprendre la langue de son choix dans le cadre de l’école publique… derrière les formules vagues, quelle réalité ? Y aura-t-il un droit opposable qui permettra à un Corse de recevoir un enseignement dans sa langue en Bretagne ? Dans votre désir de trouver une solution adaptée au centralisme français, qui explique pour partie le vague des formules, vous passez à côté de la seule solution qui reste pour avoir une chance de revitaliser nos langues : confier à chaque territoire où est pratiquée une langue minorisée les compétences (notamment l’enseignement) et les financements pour mettre en place une politique linguistique ambitieuse et adaptée à chaque contexte, avec en parallèle l’obtention de droits linguistiques pour les locuteurs de ces langues.
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G
« Je serais en revanche très curieux de savoir ce qui vous autorise à parler du PCF comme étant très ouvert sur la question. » : je me base ici sur les articles qui ont pu paraître dans l'Humanité, ainsi que sur le travail qui est mené par de nombreux militants (entre autre PC) au sein du FdG des arts et de la culture.<br /> « D’autre part, et c’est sans doute le plus intéressant, vous louez les assemblées citoyennes locales et l’implication populaire qu’elles permettent. Certes. Mais je vous objecterais que, étant donné que le FdG est un mouvement de niveau strictement national, dont les sections locales n’ont à peu après aucune marge de manœuvre idéologique, les assemblées citoyennes ne peuvent qu’avoir une influence réduite à infime. » : eh bien, dans ce cas, pourquoi se fatiguer à défendre la démocratie si l'échange est impossible visiblement ? Il existe des allers-retours entre les « petites » structures et les « grosses », des débats, et pour cela, pas besoin des « chefs ». Ils ne donnent pas le la, et ne seront respectés par leurs « ouailles » que s'ils les respectent en retour : c'est là l'idéal de gauche. JL Mélenchon et les autres ne sont rien sans leur base et ils le savent.<br /> « En France, la politique se conçoit du haut vers le bas. » : oui, et c'est ce que le FdG cherche à changer, notamment, en invitant le peuple à s'impliquer dans toutes les décisions.<br /> « Chez le FdG, on se soucit juste que le citoyen adoube le programme décidé en haut lieu à Paris. » : alors là, vous m'épatez ! Vous déjeunez souvent ensemble pour pouvoir affirmer si certainement leurs pensées ?<br /> « Et plus on remontera vers l’appareil du mouvement (donc à Paris), plus votre réflexion paraîtra négligeable, particulariste, non-susceptible d’être prise en compte car non perçue comme une problématique nationale. Je serais curieux de voir votre réponse à cela. » : je ne le pense pas. Lorsque le même problème est soulevé par plusieurs région, l'écho fini par se faire entendre. C'est ce qui se passe concernant les langues régionales, et c'est la raison pour laquelle la discussion a lieu. Sauf que pour se faire comprendre et être écoutés, il ne faut pas arriver avec des couteaux en traitant tout le monde de jacobins.<br /> « Visiblement, vous ne maîtrisez guère le concept d’autonomie pour le mélanger comme vous le faites avec les notions d’indépendance, d’autarcie, de souveraineté. » : ce sont ses synonymes.<br /> « Votre méfiance envers ce vocabulaire et ces concepts démontre que votre pensée a beaucoup de mal à sortir des ornières tracées par la République. » : eh bien, j'en serai presque flattée ! Pour quelqu'un qui ne défend la République uniquement parce qu'elle me semble la meilleure protection à l'heure actuelle, c'est plutôt contradictoire, mais je l'assume ! Pour moi la démocratie ne sera réelle que le jour où nous serons capables de vivre tous les uns avec les autres, dans le respect, la gestion par la communauté, sans chef. En attendant, faute de mieux, je préfère la cage qui me permet de vivre libre à l'intérieur de ses limites.<br /> « De la même façon, vous êtes dans l’incapacité ou presque d’émettre une critique radicale de l’école publique en France. » : si vous saviez le peu de bien que je pense de l'école publique actuelle ! Mais voilà : je n'ai pas la prétention de vouloir refaire le monde à moi toute seule. Je laisse le sujet à d'autre et viendrai y mettre mon grain de sel si j'estime avoir quelque chose d'intéressant et intelligent à dire. En attendant, je sais que je ne souhaite pas voir l'Éducation voler dans les mains multiples qui seront très heureuses de trouver un nouveau « marché ». La destruction de l'EN par le gouvernement Sarkosy nous met au pied d'un mur et nous avons tout à reconstruire. Il est donc possible à chacun d'y contribuer !<br /> « Pour terminer, qu’entendez-vous par un « droit à la différence pour tous les citoyens » ? Cet artifice permettrait de ne pas octroyer de droits linguistiques collectifs ? » : cela veut dire que tout citoyen doit pouvoir apprendre le français (langue commune) ET la langue de son choix dans le cadre de l'école publique. Que cette langue soit une langue régionale, une langue « d'immigration », ou toute autre langue. Toutes les langues sont égales entre elles, elles doivent donc toutes avoir leur place à l'école publique si les citoyens le désirent, et cela avec la même place pour chacune, donc la parité horaire.<br /> Enfin, n'étant pas encartée dans quelque parti que ce soit, je vous serais grée de bien vouloir arrêter de me poser des questions relevant sur les positions des uns et des autres : je ne suis pas JLM ni MGB et je ne défends pas leurs positions mutuelles, que ce soit celle de JLM concernant les langues minorisées ou celle de MGB concernant le nucléraire ! Si vous voulez les interpelez, faîtes donc ! Je ne me fais pas prier (il me semble d'ailleurs que les différents articles sur le FdG ne sont pas vraiment pour leur défense !). Si vous voulez connaître les positions des uns et des autres, demandez-leur. Je ne fais que relayer les informations qui me parviennent concernant les langues minorisées. J'essaie de relayer également les positions d'EELV et le PS, mais en dehors de l'accord signé, je n'ai rien trouvé. Concernant les langues minorisées, je n'y ai lu qu'une phrase sur les langues minorisées « La France ratifiera la charte des langues régionales et minoritaires »... ce qui me laisse un peu les bras ballant, quelques questions pendant aux lèvres : et alors ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Des nouvelles lois ? Des moyens ? Quoi ???<br /> Mais je serais heureuse que quelqu'un se propose pour aider à relayer les infos !
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P
Je ne connais la Fase que de nom, et étant donné leur audience très limitée je crois, je n’en parlerais pas. Je serais en revanche très curieux de savoir ce qui vous autorise à parler du PCF comme étant très ouvert sur la question. Les élus locaux et régionaux de ce parti étant très discret sur le sujet, et les élus nationaux pour le moins réticent (on se souvient du vote unanime, mis à part une voix neutre, des parlementaires communistes contre l’inscription des langues régionales dans la Constitution en 2008…). Quant à EELV, je n’en suis pas adhérent.Vous m’accusez de mauvaise foi lorsque je dis que le programme du FdG s’inscrit dans une vision centralisatrice du pays. Je m’explique. Ce qui me fait dire cela, c’est que, d’une part, nulle part n’est remise en question l’organisation centralisée de la France (au contraire, « l’Assemblée constituante » proposée me semble aller dans le sens d’une confortation de la centralisation). D’autre part, et c’est sans doute le plus intéressant, vous louez les assemblées citoyennes locales et l’implication populaire qu’elles permettent. Certes. Mais je vous objecterais que, étant donné que le FdG est un mouvement de niveau strictement national, dont les sections locales n’ont à peu après aucune marge de manœuvre idéologique, les assemblées citoyennes ne peuvent qu’avoir une influence réduite à infime. Le PCF et le PG fonctionnent de cette façon, centralisés et hiérarchisés qu’ils sont, avec un appareil de parti, voire un leader comme Mélanchon, qui énonce la marche à suivre mise en oeuvre ensuite par toutes les sections locales et départementales. Les partis français épousent la structure centralisée de l’Etat, et c’est cela qui vide de sens toutes leurs pseudo-tentatives de démocratie participative. En France, la politique se conçoit du haut vers le bas. Quand vous parlez du désir du FdG de relocaliser la politique et de réimpliquer le citoyen, on est évidemment dans la posture et le discours. Chez le FdG, on se soucit juste que le citoyen adoube le programme décidé en haut lieu à Paris.Très concrètement, peut-être avez-vous une audience lors de l’assemblée citoyenne près de chez vous. Mais ensuite, au niveau régional, il n’existe pas de section bretonne du FdG susceptible de s’approprier votre réflexion et de porter vos revendications. Et plus on remontera vers l’appareil du mouvement (donc à Paris), plus votre réflexion paraîtra négligeable, particulariste, non-susceptible d’être prise en compte car non perçue comme une problématique nationale. Je serais curieux de voir votre réponse à cela.En ce qui concerne la Charte, je n’ai malheureusement le temps de me pencher dessus ces temps-ci. Peut-être aurais-je le temps ce week-end de voir ce que Jean-Pierre Cavaillé en dit.Visiblement, vous ne maîtrisez guère le concept d’autonomie pour le mélanger comme vous le faites avec les notions d’indépendance, d’autarcie, de souveraineté. Il est vrai que le positionnement peu limpide que j’adopte sur mon blog ne vous a sans doute pas aidé (très succintement, mon idéal est l’indépendance des peuples sous domination française, mais de façon plus pragmatique je soutiens une autonomie très élargie de tous les territoires à spécificité importante). Votre méfiance envers ce vocabulaire et ces concepts démontre que votre pensée a beaucoup de mal à sortir des ornières tracées par la République. De la même façon, vous êtes dans l’incapacité ou presque d’émettre une critique radicale de l’école publique en France. Je vous rassure, vous êtes loin d’être la seule ! Je me penche très régulièrement sur cette question, donc je vous invite à parcourir les textes que j’écris sur mon blog. En bref, quand même, je vous ferais remarquer que derrière les grandes proclamations, le système éducatif français est un des plus inégalitaire de l’OCDE. Les différences de moyens entre écoles sont de l’ordre de 1 à 10, effectivement au bénéfice des écoles parisiennes (chiffre SNUIPP à la rentrée 2011). Quant aux salaires, il est connu qu’ils sont bien différents selon que l’on enseigne à Paris, en province, ou dans une colonie d’outre-mer. Le système éducatif est très inégalitaire, mais, cette réalité ne peut être acceptée car elle bât en brêche un des principes sacrés de la République. Et au modèle français, qui n’a pas attendu les réformes dont vous parlez pour produire en masse de l’inégalité et de l’échec scolaire (celui-ci est bel et bien structurel, et peu lié aux effectifs en hausse dans les classes), je vous propose de regarder ce qui se fait du côté de la Finlande. Je me cite : « Bien loin d’un système hyper-centralisé à la française, l’école finlandaise connaît une organisation très décentralisée. Le cadre reste national, mais les municipalités y jouent un rôle de tout premier plan en détenant l’essentiel des pouvoirs décisionnels. Elles bénéficient d’une autonomie totale pour déterminer les effectifs des classes, pour décider des créations d’écoles fondamentales ou de lycées, pour recruter les professeurs et pour financer les établissements scolaires. Ce sont d’ailleurs les communes qui gèrent la presque totatité de l’argent public consacré à l’éducation. De même, les établissements connaissent une grande autonomie qui leur permet d’adapter assez largement les grilles horaires et les programmes nationaux au contexte local. Le maître mot du système est de donner confiance aux acteurs locaux pour s’adapter aux caractéristiques et contraintes particulières, et pour trouver les meilleures solutions aux problèmes qui les concernent. Cette décentralisation n’empêche pas la Finlande d’être « un des pays où l’offre éducative est la plus égalitaire et la plus équilibrée sur l’ensemble du territoire »[ii]. Ce constat bât en brêche une des idées reçues les plus ancrées en France, considérant l’autonomie locale comme facteur inévitable d’inégalités territoriales. »<br /> http://disuj.wordpress.com/2011/09/09/education-nationale-diversite-egalite-des-chances-partie-1/<br /> http://disuj.wordpress.com/2011/09/22/education-nationale-diversite-egalite-des-chances-partie-2/<br /> http://disuj.wordpress.com/2011/09/23/education-nationale-diversite-egalite-des-chances-partie-3/Pour terminer, qu’entendez-vous par un « droit à la différence pour tous les citoyens » ? Cet artifice permettrait de ne pas octroyer de droits linguistiques collectifs ?
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G
Le blog n'étant pas un blog politique, mais un espace d'échange afin d'informer les différentes régions sur ce qui se passe concernant les langues régionales, je n'estime pas qu'il soit nécessaire que j'affiche à chaque nouvel article d'où je parle. Quel que soit mon bord politique, la suppression d'un concours reste la suppression d'un concours. Les faits sont les mêmes, seule l'analyse diffère. Part ailleurs, il suffit d'aller à la rubrique « transformations politiques ? » pour comprendre ma vision des choses, et je pense que les personnes qui lisent ces messages ne sont pas idiotes. Elles sont donc à même de faire la part des choses. Par ailleurs, je ne demande à personne de me suivre dans mon « anomalie ».<br /> La dynamique du FdG est menée par différentes associations et fédérations, et différents partis. Concernant les positions des deux partis « majoritaires », elles sont très différentes sur plusieurs points, et c'est ce qui permet le débat et l'écoute. Concernant les langues minorisées, si le PG est plutôt fermé, le PC est quant à lui plutôt ouvert, le débat est donc ouvert et a lieu actuellement. Cela sans compter la FASE ou les Alternatifs, qui sont eux très favorables aux langues minorisées et pèsent leurs poids dans les débats et décisions.<br /> « En résumé, ce que vous essayez de faire, c’est de marier l’eau et le feu. » : eh bien, il ne me manquera plus que la terre ! <br /> « Le seul parti français qui démontre une attitude compréhensive et volontariste envers nos langues, c’est EELV » : je vous invite vivement à nous informer des positions d'EELV. Pour cela, il vous suffit de rédiger un article ou de signaler des liens, et dès que vous êtes prêt, vous pouvez les poster sur la rubrique EELV, puisque je vous ouvre dès maintenant la rubrique en tant que modérateur ! <br /> « Quelques remarques sur le programme partagé du FdG. On n’y voit nulle part un début de critique de l’organisation hyper-centralisée du pays. Au contraire, « une implication populaire permanente » et « une Assemblée constituante » me paraissent s’inscrire complètement dans une vision centralisée du pays. » : là, vous me semblez de mauvaise foi ! Comment l'implication populaire pourrait-elle se faire sans intégrer la dimension locale ? Regardez ce qui se fait lors des Assemblées Citoyennes : cela fonctionne déjà très bien, et les débats sont retransmis et relayés, de façon à partager ce que chacun peut apporter. Le programme étant « à partager et à améliorer », personne ne se prie pour le faire, et les revendications sont entendues lorsqu'elles sont construites et argumentées.<br /> « Répertorier les suppressions de postes d’enseignants bilingues est précieux. Mais vain, s’il ne s’accompagne pas d’une critique de l’Education nationale dans son organisation centralisée et hiérarchisée. Et donc d’une proposition d’un enseignement régionalisé (proposition complètement inconcevable pour le FdG, alors qu’elle est la seule à même de revivifier nos langues). » : allez-y ! Le blog est ouvert à tous ceux qui le souhaitent ! Comme je fais autre chose de ma vie que de fournir ce blog, et que je mène d'autres combats que celui des langues minorisées, je ne peux m'atteler à tous les moulins à la fois ! Mais l'espace est ouvert !<br /> « Quant à la charte, je ne la connais pas par coeur. Je l’ai lue il y a quelques années, et son immense intérêt pour nous, c’est qu’elle nous octroie enfin les droits linguistiques dont nous prive toujours la France. De ce point de vue, ce texte est véritablement fondamental (sans compter que la plupart des propositions vont  loin et représentent des avancées nécessaires). » : je vous invite à la relire, le lien est celui-ci, et à venir nous expliquer en quoi son intérêt pour nous serait immense.<br /> « Non, définitivement, ce qui me gêne le plus avec votre initiative, c’est d’entretenir l’illusion que la sauvegarde de notre patrimoine linguistique peut-être menée sans le moindre changement d’organisation politique (sans obtention de l'autonomie régionale pour être clair, et son corrolaire, la régionalisation de l’enseignement), et sans droits linguistiques (je me trompe peut-être ? c'est en tout cas la position du FdG, aucun droit ne doit être octroyé à des groupes particuliers sur le territoire de la République). » : le changement d'organisation politique est nécessaire (relocalisation de la politique, implication des citoyens, etc. : mais c'est ce que prône le FdG), cependant, je me méfie du vocabulaire que vous employez (autonomie régionale et régionalisation de l'enseignement). L'autonomie, c'est le fait de nommer soi-même, l'autarcie, l'indépendance … la souveraineté. Si c'est cela, alors ça ne m'intéresse pas : remplacer des grands chefs par des petits chefs, ce n'est pas pour moi. Par contre si l'autonomie veut dire « le pouvoir au peuple », là je veux bien.<br /> Quant à la régionalisation de l'enseignement, cela me pose de nombreuses questions : quel serait le niveau d'études exigé pour les enseignants ? Quel serait leur statut ? Qui serait leur employeur ? Comment seraient-ils payés ? Comment seraient-ils recrutés ? Pourrait-on assurer l'égalité du droit à l'éducation entre les différentes régions de France ? N'y aurait-il pas des régions avec un meilleur système éducatif que d'autres (ce qui ne ferait qu'accentuer le « Paris contre le reste du monde ») ? Ne verrait-on pas se développer différents systèmes éducatifs, permettant aux plus riches d'avoir toujours plus et aux plus pauvres toujours moins ? Les langues régionales seraient-elles imposées à tous, ou y aurait-il la possibilité pour les parents de choisir ? S'il y a le choix sur le territoire, est-ce que les différents systèmes éducatifs sur le territoire seront égaux entre eux (apprentissages, ressource, etc.) ? Et il resterait encore des questions en suspend, mais je m'arrête là.<br /> Il me semble que ces nombreuses questions me suffisent déjà pour expliquer pourquoi je défends la présence des langues minorisées dans le cadre de l'ÉCOLE PUBLIQUE, école de la Rébublique : c'est le même concours et le même niveau d'étude qui permet à tous les enseignants de France d'enseigner. Un élève de Mayotte, de Saint-Denis ou de Rennes a donc des professeurs ayant le même niveau d'étude, les mêmes capacités que ceux qui enseignent à Pointe à Pitre ou à Lyon. Tous ces professeurs sont employés par l'État et travaillent donc pour des salaires identiques, qu'ils soient hommes ou femmes, selon leur échelon. Il n'y a donc pas une école publique pour les riches et une écoles publique pour les pauvres : c'est la même pour tous, filles / garçon, blancs / noirs / jaunes / rouges, grands / petits, sains / handicapés... Et c'est cette école multiple que j'aime.<br /> Ce qui crée l'école à plusieurs vitesse, ce sont notamment les réformes qui ont entraîné la surcharge des classes : lorsqu'on a de bons élèves de milieux favorisés, il est possible de travailler avec 35 élèves, même si c'est un peu compliqué. Quand on a des élèves en difficultés dans une classe de 35, faire travailler chacun selon ses besoins est simplement impossible. C'est pour ces raisons que défendre les langues minorisées et défendre l'école publique vont, pour moi, de paire. Mais ceci me regarde, et ne vous engage en rien.<br /> « la position du FdG, aucun droit ne doit être octroyé à des groupes particuliers sur le territoire de la République » : je ne demande aucun droit particulier, simplement le droit à la différence pour tous les citoyens. Ce qui veut dire que si j'ai le droit d'enseigner dans ma langue régionale, mon voisin doit pouvoir enseigner dans sa langue régionale, et l'enfant d'immigré doit pouvoir apprendre dans la langue de son pays d'origine s'il le désire. Ce n'est donc pas un droit particulier, mais un droit pour tous. 
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